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Articles avec #anne percin catégorie

L’Âge d’Ange d'Anne Percin

Anne Percin, L’Âge d’Ange, L’école des loisirs, « Médium », 2008.

 

L’Âge d’ange est le troisième roman d’Anne Percin que je lis et il me confirme dans la très grande affection que j’ai pour ses livres et sa maestria de romancière (« pour la jeunesse » jusqu'ici en attendant son premier opus hors de ce registre, Bonheur fantôme, annoncé pour août 2009 aux éditions du Rouergue). En novembre 2006, j’ai découvert Point de côté grâce à Thomas Gornet et ce fut un régal. La littérature estampillée « jeunesse » m’en procure rarement à ce degré. Et pour ce qui est de raconter « l’amour au masculin pluriel » (Romain Didier) à un lectorat adolescent, seuls La danse du coucou d’Aidan Chambers et Frère de Ted van Lieshout m’ont remué à un niveau équivalent.

Anne Percin aime bien faire des cachotteries à ses lecteurs en dévoilant sur le tard quelques clés tenues dans une manche : aussi bien dans Point de côté que dans Servais des collines, elle utilise secrets et ellipses comme autant de tours d’illusionniste. Mais ce qui était un jeu parmi d’autres dans ces romans joue un rôle central dans L’Âge d’ange. Comme l’a déjà dit Blandine Longre, la très grosse difficulté que ce roman pose à qui veut en rendre compte réside dans son système de révélations graduelles : si on dévoile ses énigmes sans précautions, on ruine l’un des charmes majeurs du livre…

 

Quand je rêvais parmi les rayons, on m’aurait posé une colle si on m’avait demandé, à mon tour de dire qui j’étais.

Enfant ou vieillard ? Garçon ou fille ? Je ne savais pas.

Longtemps, je n’ai pas su. J’étais un ange, peut-être. Un ange qui attend la chute (p. 20)

C’est donc l’histoire d’un ange — entendez par là quelqu’un dont le sexe est indéterminé. Il (ou elle) nous raconte l’année de ses dix-sept ans et son éclosion tardive « à la vie ». Être exclusivement cérébral, fasciné par la mythologie et l’histoire de la Grèce antique, notre personnage-narrateur se délecte dans l’apprentissage des langues. Les parents sont de la haute, très occupés, pour ne pas dire indifférents, suscitant un ressentiment tenace de leur enfant. L’histoire bifurque quand le chemin de l’ange croise celui de Tadeusz, un garçon des « bas quartiers » :

On appelait notre lycée le gymnasium.

Dans la ville haute, c’était un grand établissement de bonne réputation, fondé il y a des siècles. Les élèves comme Tadeusz, on pouvait les compter sur les doigts d’une main. Des deux mains à la rigueur. On savait d’où ils venaient : de quartiers dont les seuls noms faisaient peur à nos parents. On savait que les profs les préféraient parce qu’ils en avaient bavé pour parvenir là où nous avions atterri sans effort. […] (p. 12)

De cette rencontre improbable, faite d’affinités secrètes et de malentendus, le lecteur va lentement découvrir les étapes, certaines prévisibles, d’autres beaucoup moins. Pour notre plus grand plaisir, d’innombrables petits signes avant-coureurs sont dissimulés dans le récit, qui anticipent la suite ou trompent le monde (on ne peut jamais savoir à l’avance). Et ce qui avait au départ des dimensions allégoriques se revêt de chair (ou de réel), au fur et à mesure que l’ange s’extrait de sa chrysalide (un motif récurrent depuis Point de côté). Le conte devient roman, la topologie sociale tourne à la lutte des classes. Mais pas complètement, car l’indistinct est assurément le motif du livre, et ce qui en fait l’originalité. Il en va ainsi du cadre géographique la ville de Luxembourg qui pourrait enraciner le récit mais garde finalement une dimension assez abstraite. Garçon ou fille, imaginaire ou réel, allégorie ou fiction ancrée dans un lieu et une époque, etc. : L’Âge d’ange s’emploie à brouiller les pistes, même si le chemin que l’on emprunte va plutôt vers l’élucidation des énigmes. En cela, le livre est du côté des Lumières, foncièrement, de même qu’il porte une voix assez politique.

Pour tenir les difficultés de l’indistinct dans une langue aussi genrée que le français, où presque chaque mot doit prendre parti entre masculin et féminin, Anne Percin s’est donnée un cahier des charges de funambule (exercice que ne désavoueraient pas les amateurs de contraintes, façon Oulipo). Pour éviter de trahir le sexe de son ange, en particulier, elle louvoie avec une adresse malicieuse. Et quand finalement elle « lâche » le morceau, c’est avec un à-propos dramatique qui donne tout son sens à ce qui précède et à ce qui suit la révélation. Et malgré tout, c’est une avancée toute relative pour le lecteur, car il n’est pas sorti pour autant des leurres (et des heurts). En outre, il ne s’agit pas simplement d’un jeu littéraire. C’est aussi une façon de refuser toutes les assignations, qu’elles soient de sexe, de genre, de famille, de condition sociale, etc.

Davantage encore que dans ses romans précédents, elle s’autorise une discrète licence poétique, servie par une langue caméléon : familière parfois, mais à dessein, prosaïque souvent, souveraine la plupart du temps, heurtée ou déroulée. La part des dialogues s’est accrue, signe de confiance chez une prosatrice qui semblait plus à l’aise dans l’exercice d’une voix singulière. Les alinéas sont brefs, comme autant d’élans ou de palpitations. Il en surgit souvent des astuces ou de l’ironie. C’est aussi un geste léger pour se saisir des catastrophes…

[En dessous de la photo d'Anne Percin, vous risquez d’apprendre davantage que nécessaire, si vous n’avez pas lu le livre mais avez l’intention de vous y plonger ultérieurement...]

 

Car L’Âge d’ange se donne, et ce assez précocement, comme un livre tragique. L’annonce en est esquissée dès le premier chapitre. Elle reviendra souvent. On pourrait la prendre à la légère. Et pourtant, en l’occurrence, ce n’est pas une feinte. D’une certaine manière, tout est fait pour que le lecteur redoute cette issue funeste. Elle n’en est que plus pénible, au fur et à mesure qu’elle se précise. Pourtant, elle ne résonne pas à la façon des tragédies classiques, plutôt comme un appel à la révolte (ou à la Révolution ?).

Au regard d’autres romans chroniqués ici, notamment au rayon « jeunesse », la vision de la condition des jeunes homos pourra sembler sombre ou pessimiste. Une fois le thème « SIDA » (avec son cortège de morts) désamorcé, la littérature jeunesse en français était devenue assez optimiste concernant les personnages LGBT. On pourrait se réjouir du stock de positivité qu’elle véhicule désormais. Pourtant, il lui manque un peu de la noirceur que se coltinent certains romans en anglais, en prise directe sur l’expérience du harcèlement. Alors, L’Âge d’ange est loin d’être un roman « sur » la tragédie de l’homophobie (d’ailleurs, les romans sur font de la mauvaise littérature à coup sûr), et le cassage de pédé s’accomplit ici dans une ellipse. Mais c’est une piqûre de rappel contre tout angélisme !

Très vivement recommandé.

 

 

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Lectures d’hiver

Voici quelques évocations brèves de livres lus ces derniers temps. Soit qu’ils ne rentrent pas dans la thématique de ce site, soit qu’ils me laissent sur la réserve, je ne leur ai pas consacré un article entier, mais je tenais quand même à les évoquer.

 

J’ai lu enfin Escalier C d’Elvire Murrail, livre paru originellement en littérature adulte (chez Sylvie Messinger en 1983), mais souvent cité dans les listes de livres pour ado à contenu LGBT. Il en existe une version (que je n’ai pas consultée) dans la collection Médium de L’école des loisirs. Personnellement, j’ai déniché une version « France loisirs », ce qui n’est pas très exaltant mais atteste que le livre a eu du succès. 

Cette histoire écrite en français supposée se passer à New York m’a laissé un peu dubitatif du point de vue de l’illusion référentielle. Les dialogues sont très scénarisés et on retrouve un style d’écriture assez « américain », même si l’esprit ne l’est pas vraiment. En tout cas, je ne vois pas l’intérêt spécifique du livre pour un public non adulte. Je voudrais trouver une autre version pour vérifier s’il y a eu une réécriture. En l’état, c’est un roman de divertissement psychologique rondement mené, alerte et drôle, qui nécessite une certaine maturité.

 

Le Journal de grosse patate de Dominique Richard est une « pièce de théâtre » pour la jeunesse qui parle de tolérance et de phénomènes de groupe. Une gamine de CM2 passablement enrobée y consigne son journal, en alternance avec des dialogues vaguement ésotériques face à un mystérieux « homme en noir ». Le personnage clé de l’histoire est Rémi, apprenti homosexuel et double de l’auteur, qui a instillé pas mal de détails autobiographiques dans son texte. Le tout est assez sympathique, quoique un peu court, à plusieurs titres.

 

L’Ombre d’Adrien de Cathy Ytak (Syros, « Les uns et les autres ») a suscité une mini-polémique dans Le monde des livres, parce qu’une journaliste s’est scandalisée que l’on y parle d’un sujet aussi sombre que le suicide d’un adolescent. Se fiant à la théorie de l’imitation/propagation, de bonnes âmes, proches de la sainte église romaine, se sont émues des effets mauvais de cette sorte de lecture sur des âmes sensibles. Au nom de la protection de la jeunesse, on ne devrait pas parler de certains sujets à de jeunes êtres en construction, notamment les adolescents. Je ne dirai jamais assez mon agacement devant cette conception bien-pensante de la littérature qui fait injure à l’intelligence de la jeunesse et à la capacité des petits et des grands enfants de faire le tri. 

Et le roman dans tout ça ? Il raconte la quête de Jérémie, « jeune homme » de dix-neuf ans, après le suicide de son copain de vacances, Adrien, et son errance intérieure à la recherche d’une explication. J’ai trouvé le livre à la fois passionnant dans sa dissection d’un deuil et pas toujours convaincant dans son mélange d’inspirations (je n’ai pas vu ce que le slam apportait par rapport à l’économie narrative, mais je suis sans doute réfractaire au genre). Outre sa grande fluidité, ce roman a pour mérite de laisser les portes de l’imaginaire grandes ouvertes.

 

J’ai beaucoup aimé le deuxième livre publié d’Anne Percin, Servais des Collines (dont j’ai chroniqué ici Point de côté). Il s’agit d’un roman historique se passant durant la Renaissance. Bien que n’étant pas un fan du genre, je l’ai dévoré en deux soirées. Mon engouement est sans doute lié à la minutie des évocations historiques et à l'absence de ce qui m'horripile dans les évocations romanesques de l'histoire : des "costumes" plaqués sur une trame narrative ultra-conventionnelle. Ici, rien de tout cela. L'histoire figure une sorte d'errance, à la fois temporelle et géographique (le héros est d'ailleurs fasciné par les cartographes de son temps). Blandine Longre en a très finement parlé sur Sitartmag, dans un article que je vous recommande : 

 www.sitartmag.com/annepercin2.htm

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Point de côté d’Anne Percin

Anne Percin

 
J’ai relu Point de côté, car cela fait de longs mois que je souhaite écrire sur ce livre. Mais je voulais le faire décemment. La première fois que je l’ai lu, c’était en novembre dernier. J’en suis ressorti marqué, mais tout était flou dans mon esprit. Il m’en restait une impression extrêmement forte, mais la mémoire en était comme effilochée. Les mois ont passé. La première fois, j’avais vécu le livre, j’avais été Pierre. Il m’a fallu une relecture pour confirmer mon sentiment premier, pour déplacer mon point de vue et prendre le recul nécessaire à une analyse. Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, j’ai rédigé cette revue de manière à ce que l’on puisse la quitter en chemin. J’ai évité aussi de dévoiler ce qui fait le sel de l’histoire.

 

Point de côté est un roman formidable, l’un des meilleurs que je connaisse dans la littérature pour adolescents ; un livre de vie, drôle, poétique et fort. Il se présente comme le journal d’un garçon de dix-sept ans, Pierre Mouron. Tout un programme, ce nom. La vie de Pierre est marquée au fer rouge : la mort accidentelle de son jumeau lorsqu’ils avaient dix ans a plongé son existence dans un puits sans fond. Quelques pages évoquent ce passé douloureux, avec finesse et subtilité. L’essentiel est tout de même chronologique : onze mois de la vie du personnage, trajectoire en dents de scie, mais jamais donnée à l’avance, le contraire d’une tragédie.

L’idée de faire écrire Pierre est ici payante, car elle nous laisse toujours un coup en arrière, avec ce qu’il veut bien coucher sur le papier, qui n’est pas tout. Ce n’est pas évident de le réaliser quand on est pris dans l’histoire, mais les non-dits sont finalement aussi importants que ce qui se dévoile. 

J’ai envie d’une présence. J’ai envie d’une main sur mon épaule. J’ai envie… de quelque chose que je ne peux pas écrire, même pas ici. (p. 71) 

En outre, le rythme va s’accélérant : l’histoire commence durant un été brûlant comme une chape de plomb ; la rentrée s’appesantit, l’automne est confus. Avec l’hiver, la vie de Pierre prend un nouveau tour, sa course un nouveau virage, puis un autre. Après 110 pages (sur 150), le lecteur serait bien incapable de deviner comment l’histoire va tourner. C’est le début du troisième cahier, le lundi 3 janvier 2000. Le lecteur est déjà si proche de la fin du livre. La suite déroule un tiers du temps de l’histoire sur moitié moins de pages (un sixième). En quelque sorte, Point de côté raconte l’accélération d’une vie longtemps retenue prisonnière.

 

La métaphore de la course n’est pas arbitraire, car elle tient une place concrète dans la vie du héros :  

Et puis cette année, au mois d’avril, j’ai vu à la télé des images du Marathon de Paris.

Il faisait chaud, ce printemps-là. Devant moi, ma mère a dit : « par cette chaleur, c’est suicidaire de courir. »
Alors j’ai commencé à courir.

C’est facile quand on a de la volonté. Ça ne demande aucun matériel, aucun conseil, aucun partenaire. Deux mois plus tard, j’avais perdu cinq kilos. Maman a cru que j’avais fait ça pour perdre du poids. Elle n’a pas tort, mais ce qu’elle ne sait pas, c’est que je compte perdre tout mon poids. (p. 14)

L’histoire est égrenée par les courses de Pierre, qui dans cette nouvelle activité est comme une chrysalide en pleine métamorphose, prête à se révéler finalement papillon. En ce sens, plus que tout autre, ce livre exprime le mouvement de l’adolescence, la figure, le suggère, même si l’ensemble est ramassé sur une petite année. Le héros, qui a vécu en creux durant les sept années précédentes, rattrape en quelques mois ce qui lui avait été volé par un accident.
    Héros-narrateur, donc, auquel Anne Percin a prêté beaucoup d’humour, en deçà de sa carapace. Pierre ne cesse de se moquer de lui-même, et accessoirement un peu des autres. Mais il décrit aussi avec maestria des moments de trouble (un baiser dans les toilettes, un triomphe qui tourne à l’humiliation, un coup de foudre…). Sa langue n’est ni recherchée ni caricature, une langue de jeune homme, sans cette surcharge de signes qui démonétiserait rapidement le livre.

La lettre est là, à côté de moi, sur le lit. J’écris adossé au mur de ma chambre, la couverture à carreaux rouges sur mes genoux, celle avec des étriers, des chiens, des cors de chasse, offerte glorieusement à ma mère par la société La Redoute. J’ai aussi sur les épaules le pull violet de la fille du ciné. Je me fais l’effet d’un chiffonnier d’Emmaüs, l’abbé Pierre Mouron. (p. 99)

Dans le même ordre d’idées, nous sommes situés en un lieu (Strasbourg), à une période précise (du 28 juillet 1999 au 1er juillet 2000), mais cette précision ne se referme pas comme un piège qui périmerait rapidement ce qui est raconté. Dans quarante ans, le livre n’aura pas pris une ride. Anne Percin a eu cette adresse d’ancrer très nettement l’histoire tout en l’épurant de tous les détails qui pourraient la lester et rapidement la rendre obsolète. 

Il faut dire aussi un mot du style, extrêmement limpide. Les phrases sont brèves, nerveuses. Parfois, ce rythme semble figurer les tâtons du personnage. Cela donne en général un tempo rapide, mais qui peut accélérer ou ralentir. Anne Percin dispose d’une palette extrêmement riche, qui fait qu’elle peut tout se permettre. Ainsi la phrase parfois s’allonge insensiblement pour dire le temps suspendu, par exemple quand Pierre raconte une course contre un drôle de mauvais génie.

J’entends le souffle de Xavier derrière moi. Il ne doit pas être bien loin. Deuxième tournant à gauche. J’ai un goût de sang dans la bouche. Encore mes amygdales qui me jouent des tours, j’ai l’impression qu’elles saignent mais ce n’est que de la salive et un mauvais souffle, je suis encore un peu trop gros, si je perdais des tas de kilos j’aurais peut-être des poumons très larges et très purs, pourtant je ne vois pas pourquoi, les cantatrices ont bien de grandes cages thoraciques : on dit qu’elles ont du coffre. Quand les gens les voient à la télé, ils s’exclament : « Quel coffre ! ça doit être pratique pour y ranger les bagages ! » Les gens sont marrants. Quand ils ne sont pas méchants. (p. 36-37).

Au cœur du récit jaillit un monologue intérieur qui dérive entre dinguerie et métaphores. Ce ne sont plus Pierre et Xavier, mais un chameau et un serpent, et le narrateur raconte la course avec la distance d’un renard amusé. Insensiblement, il injecte des images, belles mais discrètes, qui font toute la poésie du roman. Car Point de côté est un livre poétique, pas violemment, à la Xavier Deutsch, mais dans des inflexions discrètes, un abord des choses, une façon de les prendre de biais.

Dans Strasbourg un après-midi, on se perd facilement. Je ne parle pas d’orientation, mais d’identité. Très vite, hier, je me suis senti aspiré. J’avais à peine atteint la place Gutenberg que, déjà, je m’étais dissous. J’ai continué à voguer dans la foulé, sous les arcades jusqu’à la place Kléber, presque fantôme, à cette différence près que tous mes sens étaient en éveil. Ma peau frissonne dès qu’on la frôle, même si c’est par hasard. Je rougis dès qu’on me regarde. (p. 70)

La perfection n’existe pas, mais Point de côté s’en rapproche, qui dit tant de choses en 147 pages à bride abattue. L’économie apparente de moyens cache une richesse contenue comme de l’air comprimé. En le refeuilletant, je m’extasiais du peu de ligne qu’il lui faut pour exprimer tant de sentiments et d’événements. Même les moments les plus forts peuvent tenir sur une feuille de papier à cigarette. D’après ce qui est dit dans le prière d’insérer, Anne Percin a réécrit son roman trois fois en quinze ans. Cela me confirme qu’il n’y a aucun rapport entre la spontanéité d’un livre et le travail qu’il a demandé. 

Très vivement recommandé. Du même auteur (publié depuis) : Servais des collines (un roman très réussi se passant à la Renaissance) et L'Âge d'ange.

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